jeudi 30 avril 2026

Kananga : 300 jeunes sensibilisés à l’utilisation du numéro vert 122 pour dénoncer les violences

Le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, en partenariat avec les ONG Diba Soleil et Voix des jeunes du Grand Kasaï (VJK), a organisé ce jeudi 30 avril, dans la salle CEICA à Kananga, un atelier de vulgarisation de la ligne verte 122. Cette initiative vise à renforcer la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits ainsi que les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.


Réunissant près de 300 jeunes filles et garçons, cette activité s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation accrue autour des mécanismes de dénonciation et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG). À travers cette mobilisation, les organisateurs entendent combler le déficit d’information qui entoure encore l’existence et l’utilisation de cette ligne gratuite.


Dans une interview, le président du Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, Emmanuel Kabangu, a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cet atelier. « Nos impressions sont marquées par un sentiment de joie. Aujourd’hui, la jeunesse du Kasaï-Central a accédé à une information essentielle, celle de l’existence de la ligne verte 122 », a-t-il déclaré.


Selon lui, cette initiative a été rendue possible grâce à l’appui des partenaires, notamment les ONG Diba Soleil et Voix des jeunes du Grand Kasaï. Il a insisté sur l’importance de vulgariser cet outil mis en place sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à travers une coordination spécialisée relevant de son cabinet.


« L’État a investi dans la mise en place de cette ligne, mais celle-ci reste encore insuffisamment connue. Il revenait donc aux structures de jeunesse de prendre le relais pour en assurer la promotion auprès des populations », a-t-il expliqué.


La ligne verte 122, gérée avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et en collaboration avec les institutions étatiques, permet aux victimes de violences de dénoncer gratuitement les faits, d’être orientées et de bénéficier d’une prise en charge adaptée.


Dans ses recommandations, Emmanuel Kabangu a exhorté les jeunes à s’approprier cet outil : « Appelez, c’est gratuit. Vous serez écoutés et pris en charge. Faites-vous accompagner par les structures de jeunesse et les organisations partenaires. »

De son côté, la coordonnatrice nationale de l’ONG Diba Soleil, Laetitia Wele Ngalula, a souligné la nécessité de briser le silence autour des violences. « Les jeunes du Kasaï ne doivent plus être perçus comme passifs. Ils doivent s’élever, dénoncer et agir », a-t-elle affirmé.


Elle a insisté sur le fait que la lutte contre les VBG concerne aussi bien les femmes que les hommes, appelant à une mobilisation collective pour faire reculer ce fléau. « Notre bouche ne doit plus rester fermée. Dénoncer, c’est déjà amorcer le changement », a-t-elle martelé.


Parmi les participantes, Grâce Ditalala, représentante d’une organisation de la société civile, a retenu l’importance de la dénonciation. « En cas de violence, il ne faut pas se taire. Il faut appeler le 122. C’est un outil accessible à tous », a-t-elle témoigné, s’engageant à relayer le message via les réseaux sociaux afin de toucher un plus large public.


Au-delà de cette activité ponctuelle, les organisateurs annoncent la tenue d’autres ateliers de sensibilisation dans les prochains jours afin de renforcer l’impact de cette campagne.


À travers cette initiative, la jeunesse du Kasaï-Central entend jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les violences basées sur le genre, en faisant de la ligne verte 122 un véritable levier de protection et de justice pour les victimes.


Félix Mulumba

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